Accueil > Rencontres > Séminaires > Séminaires 2018-2019 > Artl@s – Les femmes dans la mondialisation artistique

13301530. Aphrodite-Vénus, « femme de l’art par excellence » – Analyse et méta-analyse d’une collection thématique de recherche

Partager cette page :

Séance animée par K. Bender, chercheur indépendant

Pourquoi Vénus est-elle ‘cette femme par excellence’ ? Parce qu’ elle fut la toute puissante Déesse de l’amour et la plus belle ? parce qu’en astrologie ses ‘Enfants’ la célébraient ? Parce qu’elle fut la ‘muse érotique’ … de Botticelli, Cranach, du Titien, de Rubens, Velazquez, Boucher, … jusqu’à Cézanne, Dalí, Picasso, Warhol, Twombly, Arman etc. ? ou est-ce toujours Tannhäuser qui veut retourner au ‘mont de Vénus’ ?

Nous préférons examiner tout cela d’un point de vue analytique ou ‘quantitatif’, à partir d’une collection numérique de 20 000 œuvres d’art (sculptures, dessins, tableaux, fresques, gravures et illustrations), réparties du Moyen âge au Temps modernes, qui représentent Vénus et dont les noms des artistes sont identifiés. Quelles sont les œuvres d’art – les ‘faits’ – et comment et combien de fois Vénus est-elle présentée à travers l’histoire ? Outre cette observation ‘nominale’ ou ‘catégorique’, nous appliquons une deuxième mesure, ‘ordinale’ : combien de fois Vénus a-t-elle été exposée par un artiste ? La troisième mesure, dite ‘d’intervalles’, observe la fréquence des œuvres dans le temps.

Cette approche requiert un bon usage de la statistique : une population– indéfinie en art ; un échantillonnage – jamais ‘aléatoire’ en art ; et une comparaison entre échantillons (méta-analyse) – l’homogénéité est essentielle. L’exercice renforce notre compréhension de la création artistique, nous raconte la dissémination du thème par le biais des gravures et des illustrations, la répétition et les variantes des compositions ; il nous informe sur les préférences du marché. Mais avant tout, le travail dévoile l’apport de tant d’artistes oubliés qui pourtant ont contribué à la culture artistique et générale de leur temps. C’est l’intérêt du ‘distant viewing’ en histoire de l’art, par analogie avec le ‘distant reading’ en histoire de la littérature.

Version imprimable de cet article Version imprimable
Labex Hastec
Labex TransferS
PSL
Institut d'histoire moderne et contemporaine
IHMC - UMR 8066 (CNRS | ENS | Université Panthéon-Sorbonne)
45, rue d'Ulm, 75005 Paris, France
+33 (0)1 44 32 31 52 ou 32 86 | contact-ihmc@ens.fr