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MARTIN Virginie

Titres et fonctions


Maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne (2012).

Lauréate du prix Richelieu de la Chancellerie des Universités de Paris (2012).

Docteur en Histoire (2011).

Agrégée d’Histoire (2004).

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon (ENS-LSH), section Histoire (2001-2006).

Thèse de doctorat


  • La diplomatie en Révolution. Structures, agents, pratiques et renseignements diplomatiques. L’exemple des diplomates français en Italie (1789-1796), sous la direction de Jean-Clément Martin (Université de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne), 2011, 3 vol.
  • Thèse soutenue le 28 novembre 2011 devant un jury composé de Jean-Clément Martin (Université de Paris 1), Marc Belissa (Université de Paris-Ouest Nanterre), Lucien Bély (Université de Paris 4 - Paris-Sorbonne), Gilles Bertrand (Université de Grenoble 2), Antonino de Francesco (Université de Milan) et Pierre Serna (Université de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne) : Mention Très Honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité.

Résumé de la thèse :

La diplomatie de la Révolution française a-t-elle été une diplomatie révolutionnaire ? Peu étudiés, les acteurs et les pratiques diplomatiques de la Révolution demeurent aujourd’hui largement méconnus. Trop souvent réduite à une diplomatie de propagande révolutionnaire, ses agents ont été assimilés à des prosélytes de la Révolution davantage qu’à des acteurs diplomatiques au sens strict. En détruisant le modèle diplomatique hérité de l’Ancien Régime, la Révolution aurait en même temps fait disparaître l’ambassadeur comme acteur politique. L’apparition des deux néologismes diplomate et diplomatie et l’abondance des sources diplomatiques conservées pour cette période invitaient à réviser l’image d’une diplomatie sinon morte, du moins atone sous la Révolution.

Pour déterminer la nature de cette diplomatie révolutionnaire, il convenait donc de combiner l’étude de la transformation du personnel, des normes et des pratiques diplomatiques françaises, avec une analyse des processus d’élaboration et des modalités de mise en œuvre de la politique extérieure sous la Révolution. Ce travail s’emploie donc à reconstituer les étapes de cette métamorphose « révolutionnaire » de la diplomatie - depuis sa « régénération » manquée sous la monarchie constitutionnelle, jusqu’à sa réinvention en une diplomatie nationale sous la République. Ces deux temps ont été étudiés autour de trois axes : une enquête prosopographique permettant de retracer l’identité et le parcours de ces diplomates et de mettre au jour les nouveaux critères du recrutement diplomatique ; une analyse des pratiques diplomatiques elles-mêmes, afin de mettre en évidence les ruptures induites par la Révolution dans les normes, les codes et les enjeux de la négociation et de la représentation ; enfin, une étude du renseignement diplomatique - sa confection (sur le terrain étranger), sa circulation (au sein des organes administratifs et institutionnels) et son impact sur la définition même de la politique extérieure. En faisant d’une charge honorifique une véritable fonction publique et en substituant à l’ambassadeur-courtisan le diplomate-fonctionnaire, la Révolution a contribué à professionnaliser la diplomatie et à transformer « l’art de négocier » en une science des intérêts nationaux.

Thèmes de recherche


  • Étude des processus de fabrications et de mises en œuvre de la politique extérieure de la Révolution à l’Empire.
  • « Droit de la guerre » et « droit public de l’Europe » : les formes juridiques des relations extérieures sous la Révolution.
  • Biographie et prosopographie des acteurs diplomatiques (1750’-1820’).
  • Structures et pratiques diplomatiques : normes et modalités de représentation et de négociation (1750’-1820’).
  • Circulations des savoirs et des objets d’arts et de sciences sous la Révolution et l’Empire par la diplomatie.
  • Le pouvoir exécutif en Révolution : institutions et acteurs.

Recherches en cours


  • Fabrique des traités de paix, d’alliance et de commerce (1780’-1800’).
  • Statuts et droits des neutres en Révolution. 
  • Rôle des agents diplomatiques dans la création et la gouvernance des républiques-sœurs.

Responsabilités scientifiques / administratives


  • Depuis 2012 : Membre du comité de rédaction et de lecture de la revue La Révolution française (revue en ligne).
  • Depuis 2013 : Membre du Comité consultatif scientifice de l’UFR 09 (Histoire) de l’université de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.
  • 2014 : Membre du comité d’organisation du colloque « Collectionner la Révolution », dirigé par Gilles Bertrand, Pierre Serna et Michel Biard (23-25 septembre 2015).

Participations à des groupes de recherche


  • 2016-2021 : Membre du projet quinquennal de l’École française de Rome « Administrer l’étranger. Mobilités, diplomaties et hospitalité, Italie - Europe (XIVe-mi-XIXe siècle) » (Gilles Bertrand, Catherine Brice, Naïma Ghermani Gilles Montègre, IlariaTaddei et Sylvain Venayre).
  • 2013-2015 : Membre du Labex Hastec « Classer les archives, classer les savoirs. Autour de la sous-série F/17 des Archives nationales » (Paris 1 / Archives nationales).
  • 2014-2015 : Membre du groupe de recherches sur les archives inédites du cardinal de Bernis, coordonné par Gilles Montègre (Grenoble 2).

 

Page personnelle sur le site de l’IHRF

Documents joints

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