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RENAULT Rachel

Titres et fonctions


Maîtresse de conférence en Histoire moderne à l’Université du Maine.

Docteur en histoire moderne de l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne et de la Westfälische Wilhelms-Universität de Münster (novembre 2014)

Agrégée d’histoire (2008)

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la Rue d’Ulm (2004)

Thèse


Sujet  : « La permanence de l’extraordinaire. Fiscalité d’Empire, constructions du pouvoir et interactions sociales dans les seigneuries, comtés et principautés de Reuss, Schönburg et Schwarzburg, du milieu du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle ».

Directrices de thèse : Christine Lebeau (Université Paris 1) et Barbara Stollberg-Rilinger (Université de Münster).

Date de soutenance : 8 novembre 2014.

Composition du jury : Christine Lebeau, Barbara Stollberg-Rilinger, Laurent Bourquin, Christophe Duhamelle, Lothar Schilling et Stephan Brakensiek.

Activités de recherche


Mon travail se place au croisement de plusieurs champs de recherche historiographiques, portant principalement sur l’histoire des formes de pouvoir (État et seigneurie), les cultures politiques et la politisation, l’histoire de la fiscalité et l’histoire du Saint Empire romain germanique. En insérant ma recherche dans le renouveau historiographique qui a touché les institutions impériales, j’ai pu mener à bien l’histoire de l’une d’elles, jusqu’ici intégralement laissée pour compte : l’impôt.

Appuyée sur une démarche résolument étayée par les sciences, ma recherche a fait surgir l’ensemble des relations sociales tissées par l’impôt, le réseau des allégeances et des dépendances, le consentement à la soumission et le refus de la prédation. Car la fiscalité, avant d’être un simple « facteur d’État », est un sismographe des relations sociales, de l’acceptation ou du refus d’un certain ordre de la domination : instrument d’affirmation du pouvoir et de prédation économique, elle est au cœur du maintien – et de la contestation – de l’ordre social et politique. Histoire de l’impôt, histoire sociale de la construction du pouvoir – étatique, seigneurial, territorial – histoire de la culture politique, histoire de la révolte antifiscale comme facteur d’espace public, ma recherche s’emploie à faire dialoguer des historiographies nationales et thématiques qui ne se rencontrent que rarement.

Articles


  • « Du conflit international au conflit local : refus de l’impôt d’Empire et ingérence politique. Les sujets du micro-territoire Schönburg face à la fiscalité extraordinaire, 1648-1806 », in Laurent Bourquin, Philippe Hamon, Alain Hugon et Yann Lagadec (dir.), La politique par les armes. Conflits internationaux et politisation (XVe-XIXe siècles), Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2014, p. 61-76.
  • « Seigneurs et sujets face à la mémoire des révoltes dans le territoire Schönburg, XVIIe-XVIIIe siècles », in Stéphane Haffemayer (dir.), L’écriture et la mémoire des révoltes et révolutions,Cahiers du Centre de recherches en histoire quantitative, n° 4, Caen, 2013. (http://www.crhq.cnrs.fr/cahiers/page-article.php?num=333&ch=9)
  • « Crédit, défiance et ‘fidélité’ dans le territoire Reuß (années 1770) », Hypothèses, 2012-1, p. 115-124.
  • « L’autorité seigneuriale en question. Pratiques de la contestation et concurrence des systèmes normatifs : le gouvernement des Schönburg, 1648-1806 », Hypothèses, 2011-1, p. 239-248.
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