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L'accès en auditeur libre aux séminaires de l'IHMC est possible, dans la limite des places disponibles. Cependant, en raison de la pandémie de coronavirus, la préinscription est désormais obligatoire auprès de l'organisateur du séminaire dès qu'il se tient à l'ENS, en utilisant le courriel indiqué dans leur présentation complète.
Par ailleurs, en raison du plan Vigipirate, les personnes qui ne disposent pas de cartes d'étudiant ou professionnelles de l'ENS ou de Paris 1 devront se présenter avec une pièce d'identité à l'entrée de l'établissement.
N'hésitez pas à joindre l'organisateur du séminaire ou le chargé de communication de l'IHMC pour plus d'informations. Pour les séminaires de l'IHRF-IHMC (et uniquement IHRF-IHMC), vous pouvez aussi contacter Thomas Corpet.

Séminaires

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Les membres de l’IHMC animent chaque année une vingtaine de séminaires de recherche ou de formation par la recherche dans les différents sites de l’Institut (ENS, Sorbonne, Centre Malher).

Ces séminaires, dont la plupart sont ouverts aux auditeurs extérieurs, sont des moments essentiels de l’activité de recherche.

Le calendrier des prochaines séances des séminaires de l’unité est disponible ci-dessous. On pourra également consulter les programmes complets de ces séminaires en cliquant sur leur intitulé, ainsi que consulter les archives des séminaires des années passées.

Publié le 10 mars 2015, mis a jour le mardi 29 août 2017

Retrouver les archives des séminaires

Séminaires 2020-2021

Séminaire IHMC 2020-2021

Comme les années précédentes, le séminaire de l’IHMC prend la forme de plusieurs demi-journées d’études, des tables rondes réunissant des chercheurs du laboratoire autour de chantiers partagés seront suivies par l’intervention d’un·e conférencier·e invité·e autour de la thématique.

La crise sanitaire 2020-2021 a perturbé l’organisation du séminaire et seule la séance de juin est pour l’instant définie.

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Prochaine séance :

Mardi 16 mars 2021, 11 h 30 – 13 h 30

Quelques maximes d’histoire du livre tirées de mon étude des imprimés humanistes

Séance en ligne sur Zoom, partagée avec le séminaire « Pour une histoire politique des sciences » et les programmes de préparation à l’agrégation de l’ENS et de Paris 1.

Prière de contacter alexis.darbon@univ-paris1.fr pour les informations de connexion.

Ann Blair, Harvard University

Séance introduite par Jean-Luc Chappey

Discutantes : Maria Pia Donato, CNRS (IHMC) et Stéphane van Damme, ENS (IHMC) (à confirmer)

Atelier doctoral de l’IHMC

Organisé par Cordula Bauer, Delphine Froment, Aurélien Peter et Pauline Teyssier

Un jeudi par mois

Salle Lettres 1, 2e étage, escalier C
ENS, 45 rue d’Ulm, Paris 5e

Préinscription obligatoire, du fait des mesures sanitaires pour la Covid-19, par le formulaire dont le lien est fourni pour chaque séance ou auprès de Pauline Teyssier (Pauline.Teyssier@univ-paris1.fr)

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Prochaine séance :

Jeudi 15 avril 2021, 18 h – 20 h

Préparer sa soutenance de thèse

Intervenant : François Lavie, docteur en histoire moderne.

Discussion autour du travail d’un·e doctorant·e : à préciser

Discutant·e : à préciser

Formulaire d’inscription (obligatoire du fait des consignes sanitaires)

Pour une histoire politique des sciences

Organisateurs : Jean-Luc Chappey, Maria-Pia Donato, Muriel Le Roux

Contact : muriel.le.roux@ens.psl.eu

Un jeudi par mois, de 11 h 30 à 13 h 30

Salle 106 (1er sous-sol)
Centre Malher (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
9, rue Mahler, Paris 4e

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Prochaine séance :

Mardi 16 mars 2021, 11 h 30 – 13 h 30

Quelques maximes d’histoire du livre tirées de mon étude des imprimés humanistes

Séance en ligne sur Zoom, partagée avec le séminaire IHMC et les programmes de préparation à l’agrégation de l’ENS et de Paris 1.

Prière de contacter alexis.darbon@univ-paris1.fr pour les informations de connexion.

Ann Blair, Harvard University

Séance introduite par Jean-Luc Chappey

Discutantes : Maria Pia Donato, CNRS (IHMC) et Stéphane van Damme, ENS (IHMC) (à confirmer)

Artl@s – Circulations artistiques en, depuis et vers l’Europe du Nord

Le lundi (un lundi sur deux en général) de 14 h à 16 h

Salle de l’IHMC, escalier D, 3e étage
ENS, 45 rue d’Ulm, Paris 5e

Séminaire organisé par Léa Saint-Raymond (ENS-PSL), en collaboration avec Béatrice Joyeux-Prunel (Unige) et Catherine Dossin (Purdue University).

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Prochaine séance :

Lundi 15 mars 2021, 14 h – 16 h

Titre en attente

Marja Lahelma, University of Helsinki

Atelier du Colonial et des Empires – ATECOLE 2020-2021

Le mardi, de 17 h à 19 h

Colegio de España
Cité Universitaire
17 Boulevard Jourdan, Paris 14e

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Prochaine séance :

Mardi 6 octobre 2020, 17 h – 19 h

Séance de présentation des masters et thèses

Histoire comparée et connectée des christianismes orientaux (xviexixe siècle)

Séminaire organisé par : Bernard Heyberger, directeur d’études de l’EHESS, directeur d’études de l’EPHE (CéSor) ; Vassa Kontouma, directrice d’études à l’EPHE-PSL ; Elena Astafieva, chargée de recherche au CNRS (CERCEC-UMR 8083) ; Aurélien Girard, maître de conférences à l’université de Reims Champagne-Ardenne, en délégation au CNRS (CéSor) ; Radu Păun, chargé de recherche au CNRS (CERCEC-UMR 8083) ; Laurent Tatarenko, chargé de recherche au CNRS (IHMC-UMR 8066). Les séances auront lieu en ligne les 1er et (...)

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Ce séminaire est terminé.

Les Jeudis de l’histoire et de la philosophie des sciences

Tous les jeudi, 17 h à 19 h, salle des Résistants

Inscription obligatoire : https://docs.google.com/document/d/18h5E_6t9mXnQAPSKBvT0XRmvXxbd1j901Yc7PbU8Hnk/edit

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Prochaine séance :

Organisation  : Maria Pia Donato, Samuel Ducourant, Sophie Roux, Stéphanie Ruphy

Tous les jeudi, 17 h à 19 h, salle des Résistants, ENS

Inscription obligatoire :

Les Jeudis de l’histoire et de la philosophie des sciences proposent aux étudiants littéraires et scientifiques une série de conférences qui offre un large panorama des recherches en histoire et philosophie des sciences, ces dernières étant entendues au sens large, de manière à aller jusqu’à la sociologie des sciences, à l’anthropologie des sciences, ou à certains aspects des sciences cognitives. Les conférenciers sont invités à recommander la lecture d’un de ses articles ou livres récents, qui est posté sur le site du séminaire pour que tous les participants puissent le lire à l’avance.

La séance se déroule de la manière suivante  : le conférencier présente le travail en question  ; un des organisateurs en fait un bref commentaire ; une discussion informée a finalement lieu.

Le programme changeant chaque année, il est possible suivre plusieurs années de suite ce séminaire pour acquérir une véritable culture en histoire et philosophie des sciences.

Le travail de validation consiste en un essai écrit sur le thème d’une séance, au choix de l’étudiant, à discuter avec les enseignants responsables.

PDF - 2.6 Mo
Programme du 2e semestre 2020-2021 du séminaire « Les Jeudis de l’histoire et de la philosophie des sciences »

Programme du séminaire 2019-2020

L’Histoire transnationale et globale

Organisé par Hélène Blais, Antonin Durand, Charlotte Guichard, Rahul Markovits, David Schreiber, Valérie Theis, Stéphane Van Damme, Blaise Wilfert

Un mardi par mois, de 17 h à 19 h

Salle d’histoire
ENS
45, rue d’Ulm, Paris 5e

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Prochaine séance :

Mardi 16 mars 2021, 17 h – 19 h

L’art maritime et les esclaves musulmans dans la France de Louis XIV

Meredith Martin, New York University

L’objet artistique. Matières, contextes, regards.

Organisé par Étienne Anheim (EHESS) et Charlotte Guichard (CNRS/ENS)

Le vendredi, de 11 h à 13 h, les 6 et 20 novembre 2020 ; 4 et 18 décembre 2020 ; 8 et 22 Janvier ; 5 et 12 Février ; 5 et 19 mars ; 2 et 16 avril.

Une pré-inscription est obligatoire en raison du contexte sanitaire :
https://framaforms.org/pre-inscription-au-seminaire-lobjet-artistique-matieres-contextes-regards-anheimguichard-1599493730
 

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Prochaine séance :

Vendredi 8 janvier 2021, 11 h – 13 h

Décentrer le regard pour mieux voir. Les modernismes transnationaux à l’heure de la décolonisation

Salle des Actes

Maureen Murphy (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Lecture : Partha Mitter, « Modern Global Art and Its Discontents », DECENTRING THE AVANT-GARDE, Leiden, Brill | Rodopi, 2014, p. 33-54.

Migrations et persécutions dans l’Europe du premier vingtième siècle

Séminaire organisé par Claire Zalc

Le vendredi 9h-12h (à confirmer)

Salle en attente

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Prochaine séance :

Vendredi 16 octobre 2020, 9 h – 12 h

Introduction

Nouveaux chantiers en histoire moderne

Séminaire organisé par Jean-François Chauvard, Jean-Marie Le Gall, Christine Lebeau

Le lundi de 17 h à 19 h

Il se tiendra sur Zoom et, si les conditions sanitaires le permettent, en mode hybride présentiel/distantiel, en salle Perroy, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
17, rue de la Sorbonne, Paris 5e.
Pour obtenir les informations de connexion, prière de contacter l’un des organisateurs : christine.lebeau@univ-paris1.fr, jean-francois.chauvard@univ-paris1.fr ou jean-marie.le-gall@univ-paris1.fr

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Prochaine séance :

Lundi 8 mars 2021, 17 h – 19 h

La dot comme mesure. Une histoire économique et sociale des ghettos de l’Italie moderne

Michaël Gasperoni (CNRS-Centre R. Mousnier)

[M2/Doctorat] Histoire des sciences et des savoirs (xviiiexixe siècles)

Sous la direction de Jean-Luc Chappey

Contact : jlchappey@gmail.com

Le mardi, de 17 h à 19 h

Salle 106 (1er sous-sol)
Centre Malher (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
9 rue Malher, Paris 4e

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Prochaine séance :

Mardi 29 septembre 2020, 17 h – 19 h

Séance 1. L’histoire des sciences et des savoirs aujourd’hui. Enjeux et questions.

[M2/Doctorat] L’histoire et l’historien·ne face au quantitatif

Atelier organisé par Claire Lemercier, directrice de recherche au CNRS et Claire Zalc, directrice de recherche au CNRS et directrices d’études à l’EHESS.

Le jeudi de 9 h 30 à 12 h 30
Salle Ferdinand Berthier U207 (séances des 15 octobre, 7 et 14 janvier)
et salle Emile Borel U203 (séances des 5, 12, 19, 28 novembre et 10 décembre)
ENS, 29 rue d’Ulm, Paris 5e

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Prochaine séance :

Jeudi 15 octobre 2020, 9 h 30 – 12 h 30

Introduction, présentation du fonctionnement du séminaire

Salle Ferdinand Berthier (U 207)

  • Esther Saltiel-Ragot, sur les femmes juives grecques dans le Paris de l’entre-deux-guerres
  • et une seconde présentation à définir

[Master 1] Chantiers de l’histoire de la Révolution française

Attention : Le programme de ce séminaire doit désormais être consulté exclusivement sur le site de l’IHRF-IHMC.

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Prochaine séance :

Attention : Le programme de ce séminaire doit désormais être consulté exclusivement sur le site de l’IHRF-IHMC.

[Master 2 / Doctoral] En faisant, en écrivant la Révolution française

Séminaire M2 et doctoral de l’IHRF–IHMC / IUF
organisé par Colin Jones et Pierre Serna

1er semestre 2020-2021

Le mercredi de 17 h à 19 h

Salle D632, galerie Dumas
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
17, rue de la Sorbonne, Paris 5e

Du fait de la situation sanitaire et pour la durée du second confinement, le séminaire sera désormais organisé entièrement sur Zoom.
Pour obtenir les informations de connexion, prière de contacter Pierre Serna : pierreserna@wanadoo.fr

Contact : pierreserna@wanadoo.fr

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Prochaine séance :

Séminaire M2 et doctoral de l’IHRF–IHMC / IUF
organisé par Colin Jones et Pierre Serna

1er semestre 2020-2021

Le mercredi de 17 h à 19 h

Salle D632, galerie Dumas
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
17, rue de la Sorbonne, Paris 5e

Du fait de la situation sanitaire et pour la durée du second confinement, le séminaire sera désormais organisé entièrement sur Zoom.
Pour obtenir les informations de connexion, prière de contacter Pierre Serna : pierreserna@wanadoo.fr

Le thème du séminaire mené entre octobre 2019 et février 2020 semble si éloigné tout à coup… qu’il fait sens par rapport à sa reconduction, l’année dernière ayant servi d’introduction à l’ouverture d’un chantier plus vaste. La densité des événements et l’ampleur des bouleversements que nous avons vécus tous ensemble nous permet d’entrevoir une autre conception du temps dont on peut « imaginer » ce qu’elle fut dans la densité de la période révolutionnaire. De fait, la crise mondiale que nous avons vécu nous a fait « plus » vivre une événementialité partagée et nous pouvons avoir légitimement l’impression d’avoir vécu bien plus que six mois seulement… mais au moins six mois de bouleversement complet dont nous savons qu’ils ne sont pas terminés. La multiplication des récits et des commentaires nous assaille déjà et nous ne savons comment les ordonner, comment les classer, les hiérarchiser…et qui croire ? N’est-ce pas une introduction possible à la problématique de l’année dernière qui relue, prend une autre dimension tout en demeurant d’actualité pour notre séminaire ?

Une tradition s’est construite au fil des années qui consiste à inviter la personne choisie par l’Institut d’études avancées de Paris, spécialiste des Révolutions à co-diriger le séminaire. Cette année, nous avons le plaisir d’accueillir Colin Jones, de l’université Queen Mary de Londres, comme co-organisateur du séminaire, lui-même spécialiste de l’historiographie de la Révolution et collectionneur des témoignages inédits des contemporains des événements de la Révolution.

Alors qu’il existe des bibliothèques entières de livres sur l’histoire des Révolutions et plus particulièrement de la Révolution française, et désormais une bibliographie abondante de livres et articles sur leurs historiographies, paradoxalement il n’existe pas à notre connaissance d’ouvrages publiés sur les hommes et les femmes qui ont écrit entre 1789 et 1799 une histoire de la Révolution. C’est là une lacune étonnante et qui interroge dès que quelques recherches sont faites et démontrent de suite que l’histoire de la Révolution fut bien une histoire du temps présent alimenté par des centaines d’ouvrages

Ceci n’est pas un projet de recherches sur la Mémoire ou sur les mémorialistes de la période révolutionnaire et impériale. Des travaux importants ont été publiés récemment tant par Natalie Petiteau, que par Annah Karla ou Damien Zanone. Encore auparavant Sergio Luzzatto avait exhumé la mémoire des Conventionnels. La vieillesse arrivant, ils avaient recomposé leurs souvenirs afin de laisser leurs traces, le plus souvent mus par un choix judicieux de souvenirs, mettant en valeur leur parcours et la cohérence de leur choix, afin de ne point risquer le stigmate de girouette menaçant toue la génération qui a survécu après 1815.

Ceci n’est point, pour autant, un projet de recherches sur l’historiographie de la et des Révolutions qui secouèrent le monde atlantique à partir de 1776 et au moins jusqu’en 1799, avec la brève expérience de la République napolitaine, dernière révolution du xviiie siècle. Ces histoires naissent une génération après, et bien des historiens s’accordent à reconnaitre que la parution des œuvres des jeunes Thiers et Mignet en 1823, commencent une étape cruciale qui distingue désormais le récit de la Révolution en soi, et les luttes d’interprétation autour de la signification de l’événement monstrueux qu’est la décennie révolutionnaire. De façon significative et (sûrement injuste), Jacques Godechot dans son Jury pour la Révolution française décide de mettre en dialogue 14 historiens de la Révolution, déniant à Madame de Staël, le titre d’historienne, parce qu’elle fut actrice ou témoin des événements, refusant donc de prendre en compte ses Considérations sur la révolution française comme un livre digne d’être nommé livre d’histoire, publié de façon posthume en 1818.

C’est justement ce refus qui fonde l’objet premier du projet de séminaire pluriannuel et s’inscrivant dans un projet soutenu par l’Institut Universitaire de France, ici présenté. Non seulement l’ouvrage de Madame de Staël est considéré de par sa profondeur et sa méthode comme un livre d’histoire au sens plein du terme, mais au lieu d’être le premier, il serait le dernier de la série envisagée dans la constitution du corpus des ouvrages étudiés dans ce projet de recherches.

En effet, les récentes réflexions, en grande partie menées autour des ruptures temporelles que seule la génération d’après la chute du mur de Berlin a pu intégrer avec l’observation in situ des recompositions des pays en voie de transition thermidorienne ou de recomposition sociale et politique, ont fait prendre conscience de la manière d’aborder de nouvelles temporalités historiques et existentielles en temps de fracture globale des vieux systèmes. Le débat se dirigea un temps vers la question de la fin de l’histoire comme accomplissement d’une histoire libérale, voire l’avènement des libertés, au moins pour un monde occidental. De fait, le cycle de répressions politiques contre les opposants aux régimes arbitraires, les révoltes, des Révolutions, est réapparu en ce début de xxie siècle, rappelant à la prudence et à la modestie ceux qui écrivent des histoires par trop occidentalo-centrées. Les Révolutions ne sont pas terminées et l’histoire récente des Printemps arabes et plus particulièrement de la Tunisie montre une révolution en direct et sa genèse narrative s’édifier.

Ces ruptures de temporalités, accompagnées de nouvelles expériences révolutionnaires actuelles, donnent lieu à des productions immédiates de récit sur des supports nouveaux (internet, cinéma, réseaux sociaux) eux-mêmes objets d’une révolution de la diffusion des informations. Une nouvelle donne épistémologique met l’expérience subjective de l’acteur dans sa capacité à se représenter le monde, au cœur de sa vérité particulière et donc de sa sincérité en tant qu’acteur engagé dans l’événement historique. La recherche s’est affinée et la biographie a retrouvé une autre forme de validité, faisant des « contradictions constitutives » des témoins de l’histoire, des marqueurs, que l’historien prendre en compte au lieu de les considérer comme des fragments trop partiels d’une réalité globale. J’ai déjà croisé les parcours de Montlosier (1755-1838), Boulay de la Meurthe (1761-1840), ou Toulongeon (1748-1812), posant dans une série de premiers articles, les premiers jalons de cette réflexion.

Ces premières considérations permettent de comprendre pourquoi tout un pan de la production foisonnante des deux dernières décennies du xviiie siècle est resté hors d’un champ de visibilité dans l’ensemble des études révolutionnaires : l’histoire au jour le jour des Révolutions ou l’histoire des Révolutions pendant les Révolutions. Certes, des premiers travaux ont pu être réalisée, de façon pionnière par Mary Smith, demeurée esseulée. Plus récemment en 2005 s’est tenu un colloque important à Vizille sur la Révolution « tel un récit présent » ne se limitant pas d’ailleurs à la seule production des années 1789-1799. Joseph Zizek, sous la direction de Carla Hesse, a également étudié quelques historiens de la période, réfléchissant aux mutations de l’écriture de l’histoire, sous la forme de la Révolution comme une « antihistoire » et les dérives poétiques de ses chroniqueurs. Un numéro spécial de la revue en ligne La Révolution française a consacré son dossier à la figure de l’Historien vivant, sous la direction de Francesco Dendena et Lois Chavanette. Des travaux et des thèses ont pu également éclairer tel ou tel historien ou historienne de la Révolution. Les études staeliennes connaissent un vif renouveau depuis une dizaine d’années avec la publication des œuvres de l’écrivaine. Il en va de même pour le cas emblématique de Châteaubriand, un des inventeurs les plus importants de cette histoire du temps présent révolutionnaire, y rajoutant une autre dimension spatio-temporelle par son voyage aux États-Unis, l’autre République naissante de la fin du xviiie siècle. Des travaux sur Lacretelle, sur Lavicomterie, sur Prudhomme ou Fantin Désodoards, ou sur l’abbé Grégoire, historien des révolutions haïtiennes, ont ouvert des brèches. Très récemment enfin, Antonio de Francesco consacre le premier chapitre de son ouvrage sur l’historiographie de la Révolution aux historiens contemporains des faits, ne pouvant cependant pas dans le cadre de son étude, se livrer à une étude approfondie de la masse des histoires produites de façon contemporaine aux faits.

Le champ est ouvert. Le chantier est à construire ensemble. Les débats croisés sont à animer d’un commun accord démocratique. Nous sommes d’accord sur le fait que nous ne serons peut-être pas d’accord et ainsi s’enrichira la recherche et les études révolutionnaires au sein de l’IHRF dans l’IHMC.

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Programme du séminaire de M2 et doctoral

Programme 2019-2020

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Institut d'histoire moderne et contemporaine
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