Actualités

Couverture de « Acquiring Cultures – Histories of World Art on Western Markets » Bénédicte Savoy, Charlotte Guichard, Christine Howald (dir.), Berlin, Éditions De Gruyter, décembre 2018Acquiring Cultures – Histories of World Art on Western Markets, 316 pages.

This book provides insights into the methods and places of exchange, networks, prices, expertise, and valuation concepts, as well as the transfer and transport of exotic artefacts to Europe over 300 years and across four continents. The contributions are from international experts, including Ting Chang, Nélia Dias, Noémie Étienne, Jonathan Fine, Philip Jones, Sylvester Okwunodu Ogbechie, Léa Saint-Raymond, and Masako Yamamoto.

La griffe du peintre. La valeur de l’art (1730-1820), Paris, Le Seuil, 2018. Prix Vitale et Arnold Blokh 2019 de l’INHA et de la Fondation Jean Blot.

Comment le nom de l’artiste est-il devenu un élément clef de la valeur symbolique et commerciale des œuvres ? La question est au cœur de cette enquête novatrice sur la signature en peinture.

C’est à Paris, entre les années 1730 et 1820, que se déploie cette enquête richement illustrée, lorsque s’instaurent les institutions modernes des mondes de l’art : salons et expositions publiques, ventes aux enchères, musées. Les peintres français (Jean-Siméon Chardin en tête) se mettent à apposer leur nom sur les tableaux alors même que le nom de l’artiste devient un élément clef qui organise les écrits sur l’art : critiques, catalogues, cartouches et cartels, au point qu’un contemporain constate alors, avec dépit, que les amateurs se mettent à acheter « des noms, et non plus des œuvres ».
Mais pourquoi placer ainsi son nom sur un panneau de bois ou sur une toile ? La tradition est ancienne, et remonte à l’Antiquité. Pourtant, les peintres de l’âge des Lumières surent investir le nom de significations nouvelles. À Paris, le marché pour leurs peintures s’était élargi, avec la multiplication des ventes aux enchères, et ils ne pouvaient plus se contenter des cercles étroits de la commande princière ou celle des riches élites. Il fallait susciter le désir de consommation au moment où un premier capitalisme commercial fondé sur le luxe et sur la mode connaissait un essor sans précédent avant de s’imposer aux sociétés européennes au siècle suivant. La signature fut ce lieu, dans le tableau, où la valeur pouvait se concentrer et perdurer, où le culte de l’artiste pouvait matériellement se déposer.

 

"Du droit des objets (à disposer d’eux-mêmes ?), 28 juin 2018, Colloque au Collège de France, organisé par Bénédicte Savoy et Yann Potin

Intervention intitulée : "Des oeuvres qui parlent ? Le devenir des signatures en me fecit à l’âge moderne"

https://www.college-de-france.fr/site/benedicte-savoy/symposium-2018-06-21-10h55.htm

"Subjective Sciences : A Workshop on Taste and Connoisseurship in Early Modern Europe", University College London, Michael Bycroft et Alex Wragge-Morley, 4 Mai 2018.

Intervention intulée : "Embedded Knowledge : Value and Connoisseurship around 1800".

"Value", workshop international organisé au Clark Art Institute (Williamstown, Ma), 1-5 novembre 2017.

"Atelier/ateliers", Colloque à l’Auditorium du Louvre, Samedi 18 mars 2017

http://www.louvre.fr/atelierateliers

 

 

 

 

 

Conférence à l’Auditorium du Louvre
Jeudi 24 novembre, 18h30

1785. David au Salon. Quand le public s’invite au Louvre 

 

Allthe Beauty of the World. The Western Market for non-European Artefacts (18th-20th century)

Bauakademie am Schinkelplatz, 10117 Berlin, October 13 - 15, 2016

Convenors : Bénédicte Savoy, Christine Howald (Technische Universität Berlin), Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine/CNRS, Paris) 

In the wake of the Western expansion, a fast growing number ofnon-European artefacts entered the European market. They initially made their way into princely cabinets of curiosities. Made possible by the forced opening and exploitation of more and more parts of the world and pushed by social and technological changes of the time, the eighteenth century brought a boom of the market of non-European artefacts in Europe. This came along with the emergence of a broader collectingculture and the development of a rich museumscape.

 This market and its development in terms of actors and networks involved, methods and places of exchange and monetary and ideological value of the objects are in the focus of aninternational symposium organized by the Institute for Art History in cooperation with the Center for Art Market Studies at Technical University Berlin, the Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS) and the Labex TransferS (PSL) in Paris.

Keynote Lecture : Pr. Timothy Brook (Vancouver), The Economy of Taste in Ming China. Buyer and Dealer in the Art and Artefact Trade (1609-1616)

 

 

Charlotte Guichard est invitée pour les Tomàs Harris Lectures 2016 à University College London (UCL) les 17 et 19 mai 2016 : "Performing the Name".

 
 
 1. Signatures, Authorship and Autographie in Eighteenth-Century French Painting.
2. Revolutionary Signatures : Jacques-Louis David and the Politics of Authenticity.

 

 

Dernières publications :

De l'authenticité De l’authenticité. une histoire des valeurs de l’art (XVIe-XXe siècle), sous la dir. de C. Guichard, Paris : Publications de la Sorbonne, 2014 (Histoire de l’Art).
Graffitis Graffitis. Inscrire son nom à Rome, XVIe-XIXe siècle, Paris : Le Seuil, 2014 (l’Univers historique).

Accueil > Le Laboratoire > Les membres > Membres statutaires > GUICHARD Charlotte

Séminaires de recherche

 

Séminaire "L’objet artistique. Matières, contextes, regards".

Séminaire coordonné avec Etienne Anheim (EHESS).

Qu’est-ce qu’un « objet artistique » ? Cette question rappelle la longue tradition de la pensée philosophique depuis le XVIIIe siècle, ainsi que les réflexions menées dans le domaine anthropologique, autour de l’agency des objets (Alfred Gell), ou sociologique, avec la notion d’artification (Nathalie Heinich et Roberta Schapiro). La notion d’objet d’art correspond aussi à une catégorie classique de la muséologie. Ce séminaire a le projet de confronter ces traditions et ces démarches à une analyse à la fois historique, matérielle et visuelle. On voudrait ainsi réfléchir à la manière dont, au cours de la production des artefacts, la rencontre des savoir-faire et de la matière circonscrit – ou pas – le domaine de l’objet artistique, selon les époques, les techniques ou la nature des matériaux. Mais il s’agira également de s’interroger sur la manière dont les objets sont transformés, remodelés, exposés, pour devenir, au cours de leur vie sociale, des « objets artistiques ». Cette interrogation sur la trajectoire des objets relèvera ainsi tant de la temporalité que de la spatialité (l’objet « artistique » est-il un concept purement européen, peut-il être globalisé et à quelles conditions ?). Nous ferons alterner présentations de travaux en cours et séances méthodologiques et historiographiques liées à des lectures.

S1 et S2. 6 crédits. Validation : précisée à la première séance.

https://enseignements-2019.ehess.fr/2019/ue/1787/

 

Séminaire "Dans l’atelier. Matières, formes et savoirs du travail artistique (XIIIe-XIXe siècles)"

Séminaire coordonné avec Etienne Anheim (EHESS).

Le séminaire est ouvert aux étudiants à partir du niveau master. Il a lieu le mardi de 10h à 12h, en salle de séminaire de l’IHMC (escalier D, 3e étage).

L’atelier est le lieu par excellence du travail artistique entre le XIIIe et le XIXe siècle. Il est à la fois un espace matériel, une unité de vie et un creuset des formes. Pourtant, il reste souvent un monde en soi aux yeux de la tradition historiographique, c’est-à-dire une unité close sur elle-même, qui recèle le secret du travail artistique en même temps qu’il le dissimule. Ce séminaire propose d’ouvrir l’atelier, pour en décrire le fonctionnement et les transformations dans la longue durée. Comment comprendre l’omniprésence des pratiques collectives dans l’atelier au moment même où se singularisent la figure de l’artiste et la valeur de l’art ? Comment articuler savoirs des formes, expérimentations techniques et artistiques dans l’atelier ?

En confrontant l’histoire de l’art aux autres sciences sociales et à l’expertise des sciences de la conservation et de la restauration, on interrogera les formes du travail collectif, la construction de la valeur, l’élaboration et la transmission de savoirs et de savoir-faire dans les pratiques artistiques. L’atelier sera ainsi le terrain d’expérimentation pour une archéologie matérielle, visuelle et intellectuelle de l’art. Le séminaire proposera des études de cas, menées à partir de travaux en cours, qui seront mises en perspective tout au long d’une enquête historiographique sur la notion d’atelier et les conditions de l’innovation, entre arts et savoirs, dans l’Europe médiévale et moderne.

À partir du 8 novembre. Séances suivantes les 22 novembre, 6 décembre 2016, 3, 10 et 31 janvier 2017, 21 février, 7, 21 et 28 mars, 18 avril et 2 mai. 

S1 et S2. 6 crédits. Validation : précisée à la première séance.

http://www.ihmc.ens.fr/-dans-atelier-matieres-formes-savoirs-travail-artistique-2017-2018-.html

http://www.ihmc.ens.fr/-dans-atelier-matieres-formes-savoirs-travail-artistique-2018-2019-.html

 

 

Séminaire "Histoires transnationales de l’objet. Circulations et métissages, XVIe-XIXe siècles".

Trophées, Kunstkammer, chinoiseries et « occidenteries », textiles globalisés, antiquités dépaysées, confiscations révolutionnaires et impériales : l’élargissement du monde connu, l’appétit de connaissance et de domination, le développement des relations commerciales dans un espace de plus en plus mondialisé ont été façonnés par la présence et le désir d’objets manufacturés. Ces circulations matérielles révèlent des économies, mais aussi des savoirs, des identités et des valeurs patrimoniales.

De la Renaissance à l’âge des Empires, dans une perspective qui privilégie la longue durée et les « biographies d’objet », ce cours sera consacré aux circulations et collections d’artefacts, ainsi qu’aux transferts de savoir que les objets — dans leur matérialité — rendent possible. Organisé autour de thèmes exploratoires et de lectures historiographiques, le cours privilégiera une approche pluridisciplinaire associant histoire, histoire de l’art et du patrimoine, et anthropologie.

Le séminaire est ouvert aux étudiants du Master d’histoire transnationale (ENS/ENC). Il a lieu les lundis, de 10h à 12h.30 janvier ; 6 février ; 20 février ; 27 février ; 6 mars ; 13 mars ; 20 mars ; 27 mars ; 3 avril ; 24 avril.

http://www.histoire.ens.fr/IMG/brochure%20transnat%209%20sept.pdf

Séminaire "Cultures visuelles des Lumières"

Coordonné avec Anne Lafont (INHA). 

Le séminaire est ouvert aux étudiants à partir du niveau master.

Il a lieu le lundi de 10h à 12h, en salle de séminaire de l’Institut d’Histoire moderne et contemporaine (escalier D, 3ème étage). 

L’histoire de l’art est une discipline aux frontières. Par-delà les traditionnelles hiérarchies entre high art et low art, ce séminaire, à vocation pluridisciplinaire, entend rendre compte aussi bien des chefs-d’œuvre consacrés que des images scientifiques ou techniques, des graffitis et des cultures visuelles politiques dans un long dix-huitième siècle. La modernité critique des Lumières est en effet indissociable de cette production d’images et d’artefacts qui définit une manière nouvelle de voir le monde. Comment la naissance conjointe de l’histoire de l’art, de l’histoire naturelle, de l’anthropologie et de l’esthétique peut-elle nous aider à ressaisir le projet des Lumières ? Pour sa deuxième année, le séminaire entend explorer ce champ en pleine reconfiguration. Nous interrogerons notamment les frontières entre art, design, et science à travers l’image ; les identités liées aux catégories de genre et de race ; l’histoire du regard et de la subjectivité ; les liens entre art et culture politique.

Séminaire 2014-1015, programme en ligne sur le site de l’IHMC
Séminaire 2015-2016, programme en ligne sur le site de l’IHMC 

 

 

 

 

 

 

Publié le 11 février 2016, mis a jour le vendredi 25 octobre 2019

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Couverture de « Acquiring Cultures – Histories of World Art on Western Markets » Bénédicte Savoy, Charlotte Guichard, Christine Howald (dir.), Berlin, Éditions De Gruyter, décembre 2018Acquiring Cultures – Histories of World Art on Western Markets, 316 pages.

This book provides insights into the methods and places of exchange, networks, prices, expertise, and valuation concepts, as well as the transfer and transport of exotic artefacts to Europe over 300 years and across four continents. The contributions are from international experts, including Ting Chang, Nélia Dias, Noémie Étienne, Jonathan Fine, Philip Jones, Sylvester Okwunodu Ogbechie, Léa Saint-Raymond, and Masako Yamamoto.

La griffe du peintre. La valeur de l’art (1730-1820), Paris, Le Seuil, 2018. Prix Vitale et Arnold Blokh 2019 de l’INHA et de la Fondation Jean Blot.

Comment le nom de l’artiste est-il devenu un élément clef de la valeur symbolique et commerciale des œuvres ? La question est au cœur de cette enquête novatrice sur la signature en peinture.

C’est à Paris, entre les années 1730 et 1820, que se déploie cette enquête richement illustrée, lorsque s’instaurent les institutions modernes des mondes de l’art : salons et expositions publiques, ventes aux enchères, musées. Les peintres français (Jean-Siméon Chardin en tête) se mettent à apposer leur nom sur les tableaux alors même que le nom de l’artiste devient un élément clef qui organise les écrits sur l’art : critiques, catalogues, cartouches et cartels, au point qu’un contemporain constate alors, avec dépit, que les amateurs se mettent à acheter « des noms, et non plus des œuvres ».
Mais pourquoi placer ainsi son nom sur un panneau de bois ou sur une toile ? La tradition est ancienne, et remonte à l’Antiquité. Pourtant, les peintres de l’âge des Lumières surent investir le nom de significations nouvelles. À Paris, le marché pour leurs peintures s’était élargi, avec la multiplication des ventes aux enchères, et ils ne pouvaient plus se contenter des cercles étroits de la commande princière ou celle des riches élites. Il fallait susciter le désir de consommation au moment où un premier capitalisme commercial fondé sur le luxe et sur la mode connaissait un essor sans précédent avant de s’imposer aux sociétés européennes au siècle suivant. La signature fut ce lieu, dans le tableau, où la valeur pouvait se concentrer et perdurer, où le culte de l’artiste pouvait matériellement se déposer.

 

"Du droit des objets (à disposer d’eux-mêmes ?), 28 juin 2018, Colloque au Collège de France, organisé par Bénédicte Savoy et Yann Potin

Intervention intitulée : "Des oeuvres qui parlent ? Le devenir des signatures en me fecit à l’âge moderne"

https://www.college-de-france.fr/site/benedicte-savoy/symposium-2018-06-21-10h55.htm

"Subjective Sciences : A Workshop on Taste and Connoisseurship in Early Modern Europe", University College London, Michael Bycroft et Alex Wragge-Morley, 4 Mai 2018.

Intervention intulée : "Embedded Knowledge : Value and Connoisseurship around 1800".

"Value", workshop international organisé au Clark Art Institute (Williamstown, Ma), 1-5 novembre 2017.

"Atelier/ateliers", Colloque à l’Auditorium du Louvre, Samedi 18 mars 2017

http://www.louvre.fr/atelierateliers

 

 

 

 

 

Conférence à l’Auditorium du Louvre
Jeudi 24 novembre, 18h30

1785. David au Salon. Quand le public s’invite au Louvre 

 

Allthe Beauty of the World. The Western Market for non-European Artefacts (18th-20th century)

Bauakademie am Schinkelplatz, 10117 Berlin, October 13 - 15, 2016

Convenors : Bénédicte Savoy, Christine Howald (Technische Universität Berlin), Charlotte Guichard (Institut d’histoire moderne et contemporaine/CNRS, Paris) 

In the wake of the Western expansion, a fast growing number ofnon-European artefacts entered the European market. They initially made their way into princely cabinets of curiosities. Made possible by the forced opening and exploitation of more and more parts of the world and pushed by social and technological changes of the time, the eighteenth century brought a boom of the market of non-European artefacts in Europe. This came along with the emergence of a broader collectingculture and the development of a rich museumscape.

 This market and its development in terms of actors and networks involved, methods and places of exchange and monetary and ideological value of the objects are in the focus of aninternational symposium organized by the Institute for Art History in cooperation with the Center for Art Market Studies at Technical University Berlin, the Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS) and the Labex TransferS (PSL) in Paris.

Keynote Lecture : Pr. Timothy Brook (Vancouver), The Economy of Taste in Ming China. Buyer and Dealer in the Art and Artefact Trade (1609-1616)

 

 

Charlotte Guichard est invitée pour les Tomàs Harris Lectures 2016 à University College London (UCL) les 17 et 19 mai 2016 : "Performing the Name".

 
 
 1. Signatures, Authorship and Autographie in Eighteenth-Century French Painting.
2. Revolutionary Signatures : Jacques-Louis David and the Politics of Authenticity.

 

 

Dernières publications :

De l'authenticité De l’authenticité. une histoire des valeurs de l’art (XVIe-XXe siècle), sous la dir. de C. Guichard, Paris : Publications de la Sorbonne, 2014 (Histoire de l’Art).
Graffitis Graffitis. Inscrire son nom à Rome, XVIe-XIXe siècle, Paris : Le Seuil, 2014 (l’Univers historique).
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