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Regards croisés d’étudiantes sur l’atelier

Cette page présente les perspectives de trois étudiantes à l’issue de l’atelier « Invisibilisation des femmes pauvres : hier, aujourd’hui et… demain ? » organisé par le groupe Panthéon-Sorbonne ATD Quart Monde.

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Lorsque nous sommes entrées en contact avec l’ensemble des partenaires de cet événement, nous avons été emportées par le formidable entrain qui semblait gagner chacun·e de nous quant à l’organisation de ce projet. Réfléchir au phénomène endémique que représentent les inégalités de genre à travers le spectre de l’invisibilisation des femmes pauvres a été fondamentalement enrichissant sur plusieurs points. 

S’interroger sur ces problématiques a tout d’abord été l’occasion d’échanger sur le plan intellectuel, quant aux enjeux cruciaux qu’il fallait être en mesure d’identifier et de nommer, en particulier le caractère historique de l’invisibilisation des femmes pauvres. Sur le plan humain, il nous a paru essentiel de nous assurer que les intervenantes aient des connaissances qui soient complémentaires ; certaines bénéficiant d’un savoir universitaire de par leur formation, d’autres d’une expérience de terrain en tant que volontaires permanentes au sein du mouvement international ATD Quart Monde. Ayant parfois elles-mêmes vécu des situations de grande pauvreté, leurs témoignages ont une valeur toute aussi importante que des propos scientifiques. Nous voulions ainsi que leurs discours jouissent de facto de la même légitimité en leur donnant la parole, celle-ci étant parfois trop évincée de la sphère publique. Nous avons donc été honorées de pouvoir d’une part, assister à leurs interventions, aussi riches que pertinentes ; et, d’autre part, de leur transmettre les interrogations de la part du public présent. Nous avons également été particulièrement enthousiastes face à la multitude d’interrogations et d’interactions qu’ont suscité les interventions de nos invitées chez leur public. Cette conférence a donc été un grand moment de réflexions et d’échanges.

Au-delà d’en apprendre davantage sur ce sujet tant alarmant que passionnant, nous avons été fières de nous impliquer personnellement dans ce projet périlleux, de sa conception à sa mise en œuvre, en passant par son élaboration, qui s’est faite non sans difficulté. Comme beaucoup d’autres, nous avons en effet dû faire face aux aléas entraînés par la crise sanitaire. Il a donc fallu modifier le format de la conférence pour qu’elle puisse se tenir en ligne et ainsi s’adapter à la (première) période de confinement particulièrement délicate que nous avons traversée. Malgré les complexités techniques et logistiques, la magie du numérique a opéré et a rendu ce webinaire possible, grâce à une préparation minutieuse et à l’investissement de toutes et tous. 

Nous avons par la suite été très touchées par les retours bienveillants et positifs que cette visioconférence a suscités et tenons enfin à remercier chaleureusement toutes les personnes avec qui nous avons eu l’opportunité de travailler et sans qui la réalisation de ce projet n’aurait été possible.

En tant que jeunes, traiter de l’invisibilisation dont pâtissent encore de trop nombreuses femmes en situation de pauvreté nous a semblé plus que nécessaire pour être en mesure de répondre aux défis contemporains, d’aujourd’hui mais aussi de demain. Il était donc naturel pour nous de prendre part à cette belle aventure que nous avons eu la chance de vivre, laquelle étant aussi bien ambitieuse à réaliser qu’encourageante pour les temps à venir. 

Eugénie Ducroc (antenne ATD Quart Monde des étudiants de Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Marie Lebrun et Maïa Saussier (antenne UN Women Sorbonne ONU –Paris 1, Paris 3, Paris 4)

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Publié le 2 décembre 2020, mis a jour le jeudi 10 décembre 2020

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